1er mai

invités régulier sur le site depuis...
ça y est ch'uis inscrit pour pouvoir enfin kommuniquer avec vous Smiley
salut à tous Smiley
rencontrant beaucoup de bla bla sur plein de sites sur la (ou les) maintenant
très prochaine réunion de "sons",1er mai oblige mais avec plaisir,
revendikatifs et rebels je n'ai pas eu l'occasion(loupée?)
de lire votre motivation à participer à l'évènement(discrétion?)
direct, j'la pose,ma question,
komptez-vous vous associer aux insoumis?oui?non?ben pourkoi?
plutôt adepte des free, par principe...avec respect des acceuillants certes parfois contraints
grand plaisir me ferait de vous y rencontrer motivés
la trance, à mon avis, a beaucoup à transmettre daalors on se voit la-bas
suite bad manip, j'fini  Smiley
à mon avis, la trance à beaucoup à partager
dans le fond et la forme, du moins pour beaucoup
n'ézitons pas à s'associer
tous conscient d'où va le monde,fuck le capital esclavagiste
RESISTANCE
stou wrote :
suite bad manip, j'fini  Smiley
à mon avis, la trance à beaucoup à partager
dans le fond et la forme, du moins pour beaucoup
n'ézitons pas à s'associer
tous conscient d'où va le monde,fuck le capital esclavagiste
RESISTANCE



yeah resistRance
je delete ce topic si ça continue a etre n'importe quoi stou cette annonce n'a rien à faire ici met la ailleur
salut fidel
désolé de créer pb mais
j'ne comprends pas ta réaction
voudrais-tu bien t'expliquer,stp
juste un p'tit peu, Smiley
quand à mettre mon message ailleurs,
ne maitrisant pas l'outil informatique
je ne saurais le déplacer maintenant
désolé je voulais juste être positif(raté?)
delete c oik?
en clair, lis les modalité pour posté dans l'agenda avant de mettre des annonces, sinon ca devient vite le bordel. Tout est dit dans les topic en haut de la section agenda, suffit juste de lire, pas besoin d'etre un dieu en informatique.
yo boss
respect(sans courbettes Smiley )
culture et developpement serait-il une meilleure place?
vu l'intéret certain qu'a pu susciter mon message
(+de 100lectures vite fait)
vérais-tu un intéret à y continuer le sujet?
suis-je indécent à vouloir l'approfondir, selon votre morale?
ou suis-je naîf,voir maladroit? dis le moi
si c'est ok, rdv là-bas
je suis pas modo donc je peux rien faire, mais je pense qu'effectivement il aurait plus sa place la bas. Smiley
Smiley
le 1er mai
le mouvement trance ,
riche de mentalités positives colorées et festives,
revendicatrices de liberté,
communes à l'underground,
va-t-il participer franchement à la résistance.
l'espoir d'un monde meilleur y est véhiculé
si je peux me permettre,et j'me l'permet,
après les réflexions, les méditations,...
l'ACTION , la RESISTANCE
s'imposent, d'autant plus, par les temps ultracorrompus,qui,eux,courent
et nous asservissent toujours un peu plus.
face à la repression injuste l'association de nos esprits libres,rebels et éveillés
devra faire le poids face à l'adversité aveugle mais organisée
qui vise à nous uniformiser, esclaves de leurs intérets au détriment de l'avenir
car avec eux notre futur n'a pas d'avenir
fuck les rois du mondes
LE PEUPLE SERA ROI
RESISTANCE
Smiley  Smiley  Smiley
T'aurais pas un peu craqué ton string des fois??? Smiley  Smiley  Smiley


Smiley
Pourquioi vous le prenez comme ca .. alors que en gros ya qqun qui nous demande pourquoi nous ne sommes pas joints au mouvement et evenement du 1er mai  Smiley



je trouve ca hyper positif .... Smiley
d'accord avec toi mimi, dans le fond, c'est positif, dans la forme par contre, heureusement que y'a eu que philbeter Smiley

Moi pour le premiers mai m'en fou, je serais en grande ville, alors j'irais me glisser dans les manifs! Smiley
eh! philbeter c pas possible
j'ne porte jamais d'culotte
Je vais peut-ètre (encore!) vous choquer, mais j'ai du mal à me sentir concerné au point d'aller battre le pavé, mais respect quand même Smiley à tous ceux qui ont des convictions et qui les crient haut et fort! (Sauf quand la manif bloque la circulation et que je suis dedans! Smiley )


Peace
stou wrote :

fuck les rois du mondes
LE PEUPLE SERA ROI
RESISTANCE



!



Smiley
tou ce kin tranceux peut faire pour la révolution c baisser le son pendan la manif...[:densal]
de toute les manière notre révolution a nous ell é spirituel...n'empech ke ...

LEGALIZE IT !!!
n'empêche quoi ca me fait bien rire d'entendre le mot révolution quand on voit le nombre de personne pour la manif du 1er mai.... y'a pas beaucoup de gens qui sont capable de se bouger pour aller marcher un peu dans la rue a 10h du mat... Alors faut pas s'étonner de ce qui nous arrive.

Et révolution spirituelle.... la va falloir attendre quelque siècle...
o fon c triste de se dire ke la révolution c rien d'autr ke l'opium du peuple d'en bas...les hippie se sont cassé la gueule et voila qu'on remet ça sur le tapis...
la révolution c bien gentil kan c des keum a la "fight club" fougueux et hardi ki cherche pretexte a la bagarr pour se la jouer humaniste mai bon ...c romantik tou ça mai sur le terrain est ce kon peut parler de changement de l'ordre mondial? les dirigeants se foutent des valeurs ils te laissent gueuler histoire de t'occuper un peu juste pour k'tu te rende pas compte de l'entubade... je l'repete...o fond c triste
neptune conspiracy wrote :
o fon c triste de se dire ke la révolution c rien d'autr ke l'opium du peuple d'en bas...les hippie se sont cassé la gueule et voila qu'on remet ça sur le tapis...
la révolution c bien gentil kan c des keum a la "fight club" fougueux et hardi ki cherche pretexte a la bagarr pour se la jouer humaniste mai bon ...c romantik tou ça mai sur le terrain est ce kon peut parler de changement de l'ordre mondial? les dirigeants se foutent des valeurs ils te laissent gueuler histoire de t'occuper un peu juste pour k'tu te rende pas compte de l'entubade... je l'repete...o fond c triste



Rien a voir avec fight club dans le sens ou ce film dessine un but a part entière avec son accomplissement. Et bizarrement si ce film a été autant critiqué, c'est surement pas que pour le coté baston....
[citation]ATTENTION CECI N'EST PAS UN SARKOVAL DONC PAS LEGAL
POUR REDONNEZ VIE AU TEKNIVAL
AUTOGESTION AUTONOMIE :zcorde:
08 92 35 00 33 : 666 666
Message de l'infoline :


Attention ceci n'est pas un Sarkoval !

C'est une manifestation pacifique pour nos libertés d'expression dans le monde contre l'abus d'autorité quel qu'il soit, le respect des droits de l'homme, le respect de soi-même et pour que revive l'esprit des premières frees-parties.

Nous vous demandons d'afficher sur vos camions, voitures, mobylettes et pédalos, des affiches ou tout autre support en soutien au Tibet comme d'autres luttes pour les libertes.

Ainsi, le convoi de véhicules deviendra en lui-même une manifestation de soutien à tous les opprimés de la Terre et de ce fait, dénoncera les abus d'autorité dont nous sommes victimes de par le monde.

Pour que tout se déroule dans de bonnes conditions, merci de ramener eau, sacs poubelles, nourriture, trousse de secours, PQ, brosse à dent, etc.

Seule obligation : l'autonomie. Prends soin de Toi. Prends soin de tes potes et si tu ne sais pas gérer ton chien : laisses le chez ta mère.

Pour le revival du 1er mai, le rendez-vous est le 30 avril et se trouve *******, en fin d'après-midi.

Viens avec ta bonne humeur, ton envie de faire la teuf, ton beau sourire, cette fois-ci, tu ne seras pas filmé.

Les keufs en bleu, les militaires en vert et les teufeurs en couleur, c'est original mais ca fait pas mouton...

Image
la fete a quel prix ?

Au prix du non respect de la decision collective de boycott ?

Au prix du fait que maintenant on est plus aucun poids pour negocier et que le gouvernement a desormais tres bien compris qu'il n'avait aucun besoin de nous pour gerer ca ? (je rappel qu'il n'y aura ni mediateur ni RDR comme Techno+ ou Medecins Du Monde sur le legal)

Les 3 collectifs de Sound Systems actifs (Collectif national, Konrg'heol le collectif de l'Ouest, et CASSOULET le collectif du Sud) avaient refusé toute mediation etant donne que la decision avait ete prise de poser collectivement a l'illegal (qui aurait de fait ete legalise) afin de mettre la pression sur les ministeres.

Maintenant soyez surs que la repression des petits evenements augmentera et que les prefs riront bien en recevant vos dossiers de legales...

Tu demande a Deli ce qu'il fait ? Et vous a part profiter des resultats du combat de certains Sons qui se sont battus pour que maintenant on ne defende meme plus les valeurs de la Free ?
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b69a_1214part1&video_number=0[/citation]

[citation]bcp de teufeurs presents....mais pas assez face aux forces de l'ordre....

Le TEknival continue .... dans le calme et le respect....

Les differents 6tem presents vous attendent .....

+ il y aura de monde , moins il y aura de soucis.....

Les Forces de l'ordre, s'enterdisent tout debordement ou tout affrontement.


Plusieurs fois, ils ont tentes de mettre fin à la fete....mais sans succes....

+ on est , moins il tenteront d'arreter le teknival.....

Les differents arretes.... sont dignes d'une dictature....n'ayez pas peur....dirigez vous vers le site...... suivez le son..... suivez le camion....
respect et prudence ..... calme et motiv.....

teknival 2008 ne sera pas sarkosiste.....[/citation]
Virgosound wrote :



Rien a voir avec fight club dans le sens ou ce film dessine un but a part entière avec son accomplissement. Et bizarrement si ce film a été autant critiqué, c'est surement pas que pour le coté baston....



c toujours la mem soupe ...le renouveau...le changement vers un monde meilleur
un sujet marketting prometteur
meilleurs je pense pas, le film laisse une fin totalement ouverte, on peut imaginer un bordel monstre par la suite comme l'inverse. C'est assez nihiliste comme film d'ailleurs.
ça rest un monde meilleur ...le reve de marx l'égalité des hommes tou ça
mai il y a tro de paradoxe la dedan...si t'a la patience de lire une critique cinématografik,jett un oeil la dessus

Critique du film Fight Club,"Donnons du spectacle au spectateur en lui faisant croire que c'est un rebelle"

La critique de ce qu'on appelle un peu rapidement la société de consommation avait déjà été faite par le cinéaste Michelangelo Antonioni avec Zabriskie point (1970) et surtout par Michael Haneke dans Le Septième continent (1991). David Fincher juste avant l'an 2000 remettait cela avec Fight Club (1999) dans l'un des films les plus surfaits de la dernière décennie. Les rebelles de synthèse n'ont pas manqué de relever que puisque les "média du système" n'ont pas aimé Fight Club, c'est que Fight Club était un film forcément bon. Il est étrange de tomber dans une telle souricière car Fight Club est le pur produit dudit système, (tout d'abord d'Hollywood ce qui est fortement risible, même en se prétendant secrètement « rebelle » à l'intérieur de l'institution) mais encore d'une société et du pouvoir qui parlent de nos jours sans arrêt le langage de la révolte et de la rébellion, histoire de s'amadouer subtilement la jeunesse et les cyber-jeunes. Car si ce film était aussi dérangeant qu'on le prétend, il serait proprement « irrécupérable ». C'est donc l'occasion d'aborder une tendance postmoderne qui, en parallèle avec un film comme Fight Club, renforce le système comme on dit tout en faisant croire qu'elle en est la dénonciation ultime. Piège qui a fait que le film est devenu « culte », mot qui en lui-même en dit long.

Le narrateur (Edward Norton) est un cadre employé dans une firme de construction automobile. Voyageant d'aéroport en aéroport, son travail consiste à répertorier les éventuelles erreurs de fabrication pouvant provoquer un accident. Son existence est morne et il s'est pris de passion pour son appartement meublé Ikéa dont il dévore les catalogues. Premier constat : la société d'abondance ne procure pas le bonheur. Le narrateur vit seul, travaille seul, dort seul, mange dans des plateaux-repas. Misère humaine, morale et sexuelle. Il veut s'évader de son monotone quotidien (tout quotidien n'est pas synonyme d'ennui) au point de souhaiter qu'il lui arrive un accident d'avion. Pour se soulager de ses insomnies, il fréquente des associations et rencontre des gens aussi désorientés que lui et dont leurs maladies empêchent de s'intégrer à la société. Là, il fait la connaissance de Marla (Helena Bonham Carter) une autre "touriste" se nourrissant de la souffrance des autres. Et voilà qu'un jour, le narrateur fait la connaissance dans un avion de Tyler Durden (Brad Pitt), un vendeur de savon. Les deux hommes deviennent "amis". Ensemble, ils décident de créer un club de combat clandestin (le Fight Club). Le narrateur se laisse entraîner par les théories philosophiques de Tyler : « La douleur est la vérité, l'unique vérité. » Et ce qui commence comme une bagarre entre deux amis pour " sentir la douleur " aboutit à une organisation terroriste visant la destruction de la société de consommation.

Comme on le sait, le film est commenté tout du long (avec une énormité temporelle, le récit du narrateur durant deux heures alors que les immeubles vont exploser dans quelques minutes), et au début, on nous décrit en long et en large les méfaits et les frustrations qu'engendre la société de consommation. On peut critiquer cette bavarde voix-off qui désigne du doigt et souligne sans arrêt au stabilo la problématique du film. Face à cette insistante démonstration, on aurait préféré que le film nous fasse comprendre tous les enjeux d'une façon suggestive. Passons. Il s'agit ici d'appâter le spectateur. Fight Club veut bien traiter bien de quelque chose, tente de nous ancrer dans la réalité, parle du réel à des spectateurs qui voient tout de suite à quoi il est fait allusion et peuvent ainsi se référer à leur propre amère expérience et aux sentiments qu'ils éprouvent dans la réalité par rapport à un tel sujet. Je passe sur le coté clinquant et brutal de la mise en scène, l'esthétique racoleuse de la photo, des mouvements d'appareil. Fincher en a déjà abusé avec Seven. Sa "mise en scène" est très à l'estomac, très formatée dans sa facture. Il donne plus la sensation de vouloir créer des effets et du rythme vaille que vaille que de poser les choses et de les traiter rigoureusement. Par ailleurs, David Fincher est aussi un réalisateur de publicité et de clips de chanteurs comme Madonna ou George Michael . Ce n'est guère étonnant tellement le début de Fight Club est dans ce créneau clip MTV avec moult effets, musique jeune et une caméra filant à cent à l'heure. Si on compare Fight Club avec des films comme ceux de Michael Haneke (Benny's vidéo, 71 fragments d'une chronologie du hasard, Funny Games...) et à son premier film Le septième continent qui montre une famille qui va se suicider, on ne ressort pas de ces derniers avec l'envie d'aller dans un supermarché pour consommer. Aucune « jouissance » contemplative dans les films de Haneke. S'il y a bien une chose insupportable au cinéma, c'est cette débauche d'effets pour aspirer le spectateur et l'entraîner sur un mode frénétique d'effets visuels superflus et attractifs, ciblant ainsi une nouvelle génération formatée par la télévision. Comment voulez-vous critiquer quoi que ce soit avec un tel manque de recul ? Tout le film d'ailleurs est fait sur ce mode consumériste en pleine contradiction avec sa soi-disant critique de la société de consommation. Passons sur ce défaut qui condamnerait irrémédiablement le film et arrêtons-nous plutôt sur sa problématique, plus manipulatrice.

Que nous raconte finalement Fight Club ? Il tente de nous parler d'ennui, d'exploitation du désir humain, de rébellion etc. Il y a d'un côté le narrateur qui est Monsieur-tout-le-monde (ou Monsieur-Personne à la fois). Il est anonyme. Cet homme en un mot comme en cent s'ennuie, dépérit. Il ne croit plus en lui-même ; il lui faut des excitants et il en trouve un au début en allant dans les associations où il se repaît du malheur d'autrui. De l'autre, il y a Tyler Durden (Brad Pitt au jeu insupportable et ne possédant que deux-trois grimaces) qui est le tentateur, l'homme de la révolte, le parfait médiateur pour sortir de l'ennui. Il propose un monde « meilleur », et ce monde meilleur passe évidemment par la destruction du précédent. Le projet Chaos n'est rien d'autre que l'apocalypse, autrement dit, le règne du Diable sur la terre. Il n'est pas inutile de rappeler au passage que le diable dans l'ancien testament se nomme Satan et que Satan veut dire : l'adversaire. Satan est le produit d'une révolte. Rôle qui convient remarquablement à Tyler Durden. Au début de la vie, les anges (du grec angelos = messager), créés avant les hommes et dirigés par l'archange Michel, étaient des intermédiaires entre le ciel et la terre. Ces anges se sont divisés en deux, les bons qui sont restés fidèles à Dieu et les autres, les démons (du grec daimones), qui sont entrés en rébellion, suivant leur maître Lucifer (celui qui porte la lumière) qui est devenu « mauvais ». D'eux vient le Diable (en latin diabolus) ou Malin (malignus : méchant.) Si le Diable a été crée par Dieu, ce dernier est « innocent », car le diable s'est détourné de lui et a inventé le péché pour tromper les hommes.


Bref, les deux hommes, le narrateur et Tyler Durden, sont faits pour se rencontrer et s'entendre. Ils fondent le Fight Club qui apparaît comme un groupe fascisant ; comme tout groupe organisé et même toute foule plus généralement, il désigne un bouc émissaire, ici la société de consommation. La solitude crée la tentation. Quand on s'ennuie, on n'existe pas. Peut-on encore exister pourrait-on dire ? Non, vivre seulement, s'enfermer dans le cycle biologique. Comment échapper à ce contrat social ? Par le contrat social renforcé ! La solitude est remplacée par la massification ; contre l'individualisme, il y a le regroupement en un corps constitué, ici le Fight Club. Ceux qu'on appelle les "faibles", les Messieurs-tout-le-monde, semblables les uns aux autres, copies des uns des autres, se révoltent et deviennent de véritables petits tyrans. La lutte entre les deux hommes est une lutte à mort. La douleur semble prouvée à nos yeux que l'on est en quelque sorte vivant ou qu'on existe. La souffrance est la grande école de l'egocentrisme.

Le film pose donc un faux dilemme qui est que, d'un côté, la société de consommation aliène, et de l'autre, que la seule alternative proposée à cette aliénation est la révolte collective. Dans cette problématique, en passant, il est tout de même étonnant que le film ne prenne aucune autres voies et que seule cette extrémité, la destruction de la société (de consommation mais est-ce si sûr ?), nous soit proposée comme allant de soi. Le film de cette manière cloisonne les échappatoires car cette rébellion et la société de consommation marchent au fond main dans la main, l'une n'allant pas sans l'autre, toutes les deux enfermées dans l'animalité, la Vie, donc un oubli de l'Existence (qui n'est pas la vie, le cycle biologique). Quand on veut détruire radicalement quelque chose, quand on est possédé par une telle haine, c'est qu'on ne veut pas s'avouer une admiration cachée. La déresponsabilisation de l'humain vient quand le mal est considéré comme n'étant plus le fait du sujet, mais émanant de la société. Ce qui implique qu'il n'est pas en nous, mais nous est extérieur, étranger. Ce pourquoi on prend un bouc émissaire précisément. Au fond, les révoltés obsessionnels, fruit de leur ennui et de leur frustration, envient un illusoire contentement que leur procurerait la dite société de consommation. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ils ne sont pas opposés aux buts de cette même société mais sont jaloux qu'elle ne parvienne tout simplement pas à les combler. Ce n'est que du Même s'opposant à du Même, tous les deux enfermés dans la sphère vitale et animale. La phrase de Kafka "Une des plus sérieuses invitations du diable est l'invitation à combattre." prend alors tout son sens.

Historiquement, le problème repose aussi sur un mensonge social. Karl Marx n'avait pas vu qu'émanciper l'homme du travail n'émanciperait pas l'homme de la nécessité et donc de la consommation, c'est-à-dire du métabolisme naturel, condition de la vie même. À l'inverse, cela la renforce. Cette utopie tout en étant le moteur de tous les mouvements révolutionnaires ouvriers d'inspiration marxiste est bel et bien « l'opium du peuple » qui n'est pas seulement l'apanage de la religion. Cette émancipation renforce le processus de consommation qui est si destructeur qu'il remet en cause notre durabilité dans le monde notamment en accélérant la cadence d'usure des produits, c'est-à-dire l'écart entre l'usage et la consommation. Et c'est ce à quoi nous assistons de nos jours. Comme le dit Hannah Arendt : « Avec le besoin que nous avons de remplacer de plus en plus vite les choses de-ce-monde qui nous entourent, nous ne pouvons plus nous permettre de les utiliser, de respecter et de préserver leur inhérente durabilité ; il nous faut consommer, dévorer, pour ainsi dire, nos maisons, nos meubles, nos voitures comme s'il s'agissait des « bonnes choses » de la nature qui se gâtent sans profit à moins d'entrer rapidement dans le cycle incessant du métabolisme humain. #1» Ce qui fait que tous les objets du monde sont devenus des produits du travail dont le sort est d'être consommés, au lieu d'être des produits de l'oeuvre, destinés à servir. Tout ceci a été rendu possible en faisant de l'homme contemporain son propre Dieu après avoir proclamé que le véritable Dieu était mort. Plus rien ne va l'arrêter dans cette perversion avec le principe Mon désir fait Loi. L'homme, à l'égal du hamster faisant tourner une roue dans sa petite cage, tourne sans cesse à l'intérieur de celle de son moi et de ses sensations, bref de la Vie animale. Ce subjectivisme via le sensationnalisme et le sensualisme le plus plat, est le véhicule idéal de la société de consommation qui tient à enfermer les individus dans un banal processus vital qui fonctionne tout seul. Ce qu'on appelle néo-libéralisme peut ainsi faire tourner le cycle biologique comme la roue de la fortune. Transformer l'être humain en homo économicus, gouverné par son seul égoïsme et ses intérêts, fut toujours le but du capitalisme (vieux projet aussi d'un homme-machine )#2 que d'administrer et de plier à ses lois la totalité des intérêts humains en un Marché auto-régulé et mondialisé, ce pourquoi «Vivre sans temps mort et jouir sans entraves » est un slogan libertaire qui ne peut que s'adjoindre à l'économie libérale.

Il n'est donc pas étonnant que le film ne parle nullement des relations familiales par exemple étant donné que les individus sont totalement atomisés. Dans l'économie libérale actuelle, les structures familiales ne sont plus un refuge mais simplement une serre dans laquelle les individus sont élevés selon des directives marketing précises et destinées à les préparer dans le monde nouveau qui advient. Comme le dit Dany Robert Dufour : « Ce que le néo-libéralisme veut, c'est un sujet désymbolisé, qui ne soit plus ni sujet à la culpabilité, ni susceptible de constamment jouer d'un libre arbitre critique. Il veut un sujet flottant, délesté de toute attache symbolique ; il tend à la mise en place d'un sujet unisexe et « inengendré », c'est-à-dire désarrimé de son fondement dans le seul réel, celui de la différence sexuelle et de la différence générationnelle. (...) Le néo-libéralisme est en train de réaliser le vieux rêve du capitalisme. Non seulement il repousse le territoire de la marchandise aux limites du monde (ce qui est en cours sous le nom de mondialisation), où tout est devenu marchandisable (l'eau, le génome, l'air, les espèces vivantes, la santé, les organes, les musées nationaux, les enfants...). Mais il est en train de récupérer les vieilles affaires privées, laissées jusqu'alors à la disposition de chacun (subjectivation, personnaison, sexuation...) pour les faire rentrer dans l'orbite de la marchandise. #3» La société tout entière s'est substituée à la famille en tant que nouveau processus vital et libéral.

Il faut ajouter que cette désymbolisation de l'homme contemporain, la volonté de le sortir de sa condition ancestrale, son passage d'un monde névrotique à un monde pervers où l'exhibition règne en loi, la licence en dévotion, et la transgression en moulin à prières, n'est pas subie mais désirée. Il s'agit bel et bien d'une nouvelle envie de soumission. Notre monde ne pourra pas résister à la terreur sucrée qui va déferler sur lui, au tourisme de masse avec troupeaux d'oies en bermuda, à l'indifférenciation sexuelle, aux mariages gays, à l'homoparentalité, aux oeuvres de divertissement et de diversion, aux films pornographiques, aux jeux vidéo anti-culpabilisateurs, artistes certifiés caritatifs ou aux nouveaux artistes anthropophages autoproclamés (le chinois Zhu Yu qui s'est filmé avec sa vidéo en train de dévorer un bébé mort-né), aux cadavres plastinés, aux clones égalitaires. Et tout ça, en masse, le loisir entre les dents. Nous devenons en fait tous des Raphaël de Valentin, le héros du roman de Balzac La Peau de chagrin, qui est dévoré par son envie de consommer. Se pose alors le délicat problème des loisirs (règne du plaisir intégral, de la vacuité et de l'irresponsabilité) car le temps gagné sur la réduction du temps de travail ne provoque pas un abaissement de la consommation mais étend celle-ci à tous les stades de la société où aucun objet du monde ne sera à l'abri de la consommation, de l'anéantissement par la consommation. Comme par exemple la vie privée, le secret, le sexe, l'art etc. qui, rendus publics, indifférenciés, consommés et massifiés par cette volonté de surveillance, d'exhibition, d'égalitarisme forcené, mourront de leur lente mort. Loisir dans lequel bien évidemment rentre des films comme Fight Club qui prétendent traiter un sujet mais au fond l'évacue, le kitschifie pour le rendre consommable et divertissant.


Fight Club est, en fait, un film "malin" dans l'air de son temps. Au lieu de désillusionner (le sujet du film tout bonnement), il entretient l'illusion tout en prétendant la dissiper. David Fincher n'est bien évidemment pas Michael Haneke. Ceux qui pensent avec raison que l'art (la littérature, la peinture etc.) est la copie vraie de la réalité, dans le sens où il la montre telle qu'elle est ou en restitue la vérité tragique, David Fincher, lui, renvoit la fiction (le film lui-même) a un pur produit irréel, désincarné, n'ayant pas grand chose d'autre à faire qu'à divertir. À mentir donc. Pourquoi ? Rappelons-nous que Tyler Durden était projectionniste et il insérait de courtes images de phallus dans les films qu'il projetait. Évidemment, Fight-Club ne parle pas de cela par hasard car dans le film même sont insérés ces mêmes images, au début et à la toute fin (en passant le film au ralenti, on aperçoit effectivement un sexe en érection) pour bien rappeler que nous sommes dans un film, c'est-à-dire dans quelque chose de factice. À un moment, l'image sort même de son cadre. David Fincher joue donc souvent sur la notion de projection et sur la nature illusoire et factice du support cinématographique avec une mise à jour physique de l'artifice. Nous allons voir ce que cet aspect du film n'a pas été posé au hasard.

Qu'apprenons-nous à un moment du film ? Tout bonnement que Tyler Durden n'est qu'autre que le narrateur lui-même ! Fort de cette surprenante nouvelle, le narrateur tente par tous les moyens d'enrayer les explosifs que sa part maudite a disséminés dans plusieurs immeubles bancaires (évidemment à Hollywood, c'est toujours à la dernière minute). Rien n'y fait. Le Fight Club est tellement bien infiltré dans la société qu'il a même des adeptes dans la police ! Finalement, le narrateur se retrouvera prisonnier de son double... Donc de lui-même ! Et comment se débarrasse-t-il de son double ? En se tirant une balle dans la bouche, balle qui ressort par la joue. La scène est énorme. Tout d'abord, elle est grotesque parce qu'on ne peut pas physiquement éliminer son double (un profond trouble psychique tout de même) en se tirant simplement une balle dans la bouche (il aurait mieux valu carrément viser la tête). Si le narrateur voulait tuer physiquement son double, il aurait dû se tuer lui-même. Sur ce point, c'est Edgar Poe qui vient à notre secours avec sa remarquable nouvelle, William Wilson, où un individu est persécuté par lui-même. Son double le copie et le dénonce au jeu. Et quand William Wilson décide de se battre avec son double, il pense s'en débarrasser en le tuant mais il se rend compte, trop tard, qu'il vient de se tuer lui-même. Ce qu'Edgar Poe avait compris, David Fincher ne le comprend pas ou l'ignore.

Cette profonde incohérence du film n'est pas seulement narrative mais ontologique. Comme si le mal (ou le diable) n'était pas véritablement en nous mais extérieur à nous (même s'il est notre double, donc le même personnage !) et qu'on peut le tuer d'un simple coup de revolver. Car la projection du narrateur n'existe que dans la tête du narrateur et Tyler Durden n'existe tout simplement pas. Seul le film fait croire fantasmatiquement à cette incarnation du double extérieur à soi dans la réalité. D'autre part, le film accrédite que l'on peut tuer son double monstrueux pour retrouver la bonne part de soi-même et sur ce point, Fight-Club est aussi mensonger en faisant croire au spectateur qu'on peut projeter son mal en un double et surtout un double qu'on peut tuer avec un pistolet. Cependant, d'un autre côté, jouant sur tous les tableaux, le film est plus pervers que cela. Je pense qu'il établit consciemment cette incohérence pour décrédibiliser ce qui se passe sur l'écran même. Au fur et à mesure que Fight Club avance, nous quittons le terrain de la prétendue autopsie de la société de consommation, le terrain du réel, pour partir dans l'extravagant, l'irréalité, le grotesque, l'invraisemblable. Le film joue sur la projection d'un double et retourne le processus dans le mécanisme cinématographique lui-même. Voyons tout cela n'est qu'une illusion ! Alors quoi ? Le film prétend dénoncer quelque chose et tout ne serait qu'illusion ? Pourquoi faire un film alors ? Le film se clôt et implose lui-même. Finir par une telle pirouette, c'est retirer au film même la critique de la réalité qu'il prétendait installer chez le spectateur. Donnons du spectacle au spectateur en lui faisant croire qu'il est un rebelle. Le sujet ici, la déshumanisation, la société aliénant l'individu contemporain, se voit peu à peu littéralement vampirisé par la mise en scène et la narration du film. Cependant, Fight Club a bien un message à faire passer : un film n'est qu'un objet gentil et à travers cet objet, ce qui est visé c'est la fiction elle-même qui ne peut prétendre à rien, pas même à une portée critique sur le monde qui nous entoure. On ne peut pas mieux déréaliser le réel et réduire à néant toute tentative de comprendre quoi que ce soit. Le film ne joue des codes que pour jouer des codes, non pas pour dire des choses concrètes sur la réalité avec ces mêmes codes, mais pour jouer des codes gratuitement et faire passer du temps. Fincher n'est qu'un des fossoyeurs du cinéma parmi d'autres : retirer au cinéma ou à un art sa potentialité de dire des choses sur la réalité. C'est même évident dans un tel système économique où le film prend naissance que de s'appuyer sur des tendances de la société permettant au film de faire des entrées : la révolte ou la rébellion comme tendance contraire à la société de consommation alors qu'elle en est l'instigatrice ou le double inversé. Il n'est pas donc pas très étonnant que le film de David Fincher ait trouvé un large écho sur les jeunes rebelles d'aujourd'hui (avec dans le même genre le grotesque et post-moderne Requiem for a dream de Daniel Aronosky).

Fight Club n'est au fond qu'un banal et simple produit de consommation. Il invite à consommer du film, des stars et se termine sur un « feu d'artifice », en fait, un pétard mouillé. Étrange pétard mouillé d'ailleurs. Le narrateur ne prend-il pas la main de sa compagne pour contempler des explosions d'immeubles ? Rappelons-nous ce que montre la fin de Fight Club : le narrateur a donc tué son double, et après s'être tiré une balle dans la bouche, il prend benoîtement, et sans avoir trop mal (ce qui renforce l'irréalisme de la scène), la main de sa petite amie, et lui dit : Marla, regarde-moi. Je vais vraiment bien. Crois-moi, tout ira bien désormais. Tu m'as rencontré à un moment très étrange de ma vie.» et ils regardent les immeubles qui explosent. Tout d'abord, le narrateur semble avoir oublié que c'est pourtant son double destructeur qui fait sauter les immeubles. Il devrait donc être effrayé. Nullement. Prendre la main de sa petite amie est révélateur d'une jouissance devant un tel spectacle alors que ce spectacle provient de sa propre tendance destructrice en apparence détestée. Sans compter que détruire même des immeubles vides ne va pas aller sans dégâts comme le 11 septembre 2001 nous l'a montré. Maintenant que l'on a en tête les images des twins towers s'écroulant, on ne peut pas imaginer qu'une dizaine d'immeubles (même vides, variante risible du terrorisme philanthropique !) se fassent sans victimes ou ne fassent que des dégâts matériels.

Peu importe finalement car de telles images de destruction sont tout de même révélatrices en soi. Plus profondément, il est intéressant de remarquer qu'à ce moment-là, le film jouxte simultanément jouissance amoureuse et jouissance d'anéantissement. Je ne doute pas d'ailleurs une seule seconde que le spectateur ressente justement une grande jouissance à ce « spectacle ». Car ici la suprême jouissance n'est pas dans l'acte sexuel proprement dit mais dans l'anéantissement. Ce qui ne nous étonnera nullement car, souvenons-nous, non seulement le narrateur dans son ennui voulait qu'il lui arrive un accident d'avion mais la douleur et le combat étaient véhiculés comme signe de vie. En voilà l'accomplissement total et final. L'idée est non seulement perverse au sens clinique du terme mais très révélatrice du monde contemporain qui veut sa propre destruction dans sa logique ultra-consumériste, dans son désir de visibilité intégrale, d'exhibition de son ego (web-cam etc.), conséquences où la totalité du monde est lentement grignotée et mâchée par l'esprit de consommation. Le film se termine ainsi sur une image subliminale, l'image d'un phallus en érection (encore une image érotique exhibée et associée à la destruction, et faussement subliminale de surcroît), afin de bien rejeter ce qui est montré dans la sphère du spectacle et du divertissement, histoire que le spectateur ne prenne pas pour argent comptant ce qui lui est montré.

Que reste-t-il en fin de compte de la critique de la société de consommation ? Plus rien. La fiction se retrouve déposséder de tout statut concret sur ce qu'elle peut dire sur le réel. La fiction n'est qu'illusion, produit et non œuvre ; elle ne dit rien au fond de concret sur le réel, sur le désir humain. Le film coupe tout lien concret entre fiction et réel pour n'en faire qu'un produit de consommation destiné à être consommé, ingurgité, vidé de toute substance. Comme le film joue sur tous les tableaux pour toucher tous les publics et se rentabiliser au maximum, il prend en compte les tendances destructrices de la société en prétendant les interroger. L'impact est double : toute fiction est vaine et toute action dans la réalité, ou pour comprendre le réel est tout aussi vaine. Finalement : consommez ! C'est justement la perversion d'un tel film comme Fight Club, d'être un loisir, un film de divertissement singeant la critique de la société de consommation pour en fait un loisir de plus. Nous voici dans le processus destructeur de la consommation. Cette industrie de l'entertainment comme l'a décrit Hannah Arendt, entretient l'autosatisfaction, glorifie le plaisir et le divertissement comme seule fin de l'art. Ce qui équivaut à sa mort, à un désir de sa mort.

Le problème est que Fight Club devient une référence esthétique pour une certaine génération gavée de jeux vidéos, de télévision et d'internet alors que le film prend les allures de la contestation, façon d'évacuer les véritables enjeux qu'un tel sujet recèle. Mis en comparaison avec d'autres films traitant le même sujet (et il faut les comparer dans la facture, la mise en scène etc. pour voir les supercheries de l'un et la valeur des autres), Fight Club ne résisterait pas deux secondes et se retrouverait instantanément dévalué comme banal produit de l'usine à rêves qu'est Hollywood. Le seul intérêt n'est donc pas dans sa valeur esthétique mais dans la perversion, le rêve de mort et le désir d'anéantissement que la société de consommation révèle malgré elle.
ouarf!
re-ouarf !!!
mouais... et si le film n'était pas à la base une critique de la société de consommation? La véhémence de cette critique ressemble à celle d'un alter mondialiste déçu à qui on aurait dit "va voir fight club c'est grave anti société de consommation!" et finalement tous ses arguments sont basés sur le fait que la critique de la société de consommation manque d'arguments... fight club n'a jamais été un film polique...
dans ce film je vois plus le problème de la perte des valeurs humaines, du sens de la vie chez le narrateur qui mène à des pulsions (auto) descrutrices et au développement de sa schizophrénie (comment peut-on pondre antant de mots sur ce film sans écrire une seule fois celui-ci?). Une espèce de vision nihiliste à la orange mécanique avec aussi une approche interessante d'un point de vue psycho pathologique...  les remarques sur la perversion sont assez bien vues, et alors? c'est pas bien alors il ne faut pas que ça apparaisse dans un film? ok c'est pas idéal comme film pour un enfant, après à chacun de prendre le recul nécessaire sur ce qu'il voit... un film ça n'est jamais qu'une vision des choses, à laquelle le réalisateur et les spectateurs n'adhèrent pas forcément...
concernant la scène où le narrateur tue son double, c'est sur que ça n'est pas physiquement possible de tuer sa double personnalité ainsi, c'est plus un artifice cinématographique pour dire que le narrateur a une telle volonté de se séparer de son double, qu'il le tue symboliquement... en se tirant une balle sur lui-même il montre qu'il est prêt à tout pour se séparer de son double et il pose un acte... d'un point de vue psycho c'est presque défendable...
au final c'est quand même un film beaucoup plus intelligent que la plupart des films d'action... avec un bon rebondissement à la fin à la 6e sens (sauf qu'à part la fin ce film n'a pas grand-chose pour lui lol)... après c'est pas sensé être un film d'auteur ou un film politique à la base...
flynkpoid wrote :
mouais... et si le film n'était pas à la base une critique de la société de consommation? La véhémence de cette critique ressemble à celle d'un alter mondialiste déçu à qui on aurait dit "va voir fight club c'est grave anti société de consommation!" et finalement tous ses arguments sont basés sur le fait que la critique de la société de consommation manque d'arguments... fight club n'a jamais été un film polique...
dans ce film je vois plus le problème de la perte des valeurs humaines, du sens de la vie chez le narrateur qui mène à des pulsions (auto) descrutrices et au développement de sa schizophrénie (comment peut-on pondre antant de mots sur ce film sans écrire une seule fois celui-ci?). Une espèce de vision nihiliste à la orange mécanique avec aussi une approche interessante d'un point de vue psycho pathologique...  les remarques sur la perversion sont assez bien vues, et alors? c'est pas bien alors il ne faut pas que ça apparaisse dans un film? ok c'est pas idéal comme film pour un enfant, après à chacun de prendre le recul nécessaire sur ce qu'il voit... un film ça n'est jamais qu'une vision des choses, à laquelle le réalisateur et les spectateurs n'adhèrent pas forcément...
concernant la scène où le narrateur tue son double, c'est sur que ça n'est pas physiquement possible de tuer sa double personnalité ainsi, c'est plus un artifice cinématographique pour dire que le narrateur a une telle volonté de se séparer de son double, qu'il le tue symboliquement... en se tirant une balle sur lui-même il montre qu'il est prêt à tout pour se séparer de son double et il pose un acte... d'un point de vue psycho c'est presque défendable...
au final c'est quand même un film beaucoup plus intelligent que la plupart des films d'action... avec un bon rebondissement à la fin à la 6e sens (sauf qu'à part la fin ce film n'a pas grand-chose pour lui lol)... après c'est pas sensé être un film d'auteur ou un film politique à la base...




y'a surtout une chose a savoir, c'est que ce film c'est du 3ieme degré. Ca se fou de la gueule des révolutionnaire avec beaucoup d'intelligence, c'est d'ailleurs comme tu l'as dit son point fort.
Et ce qui est encore mieux c'est que meme si ce n'est pas politique, c'est quand meme une critique de la societé sous toutes ces formes. Si ce film n'etait pas une ovni, on en parlerait pas autant.